L’œuvre détourne le motif traditionnel de la mère et de l’enfant en l’inscrivant dans un objet domestique trouvé. L’image provient d’un ensemble de photographies kitsch diffusées en Colombie par une entreprise d’imprimerie populaire ; le berceau, trouvé dans les rues de Bogotá, avait auparavant appartenu à un hôpital public.
Bucaramanga · Colombie
« L’art dit des choses que l’histoire ne peut pas dire. »Découvrir Beatriz González →
Beatriz González Aranda (Bucaramanga, 1932 – Bogotá, 2026) est une artiste, historienne de l’art, critique et curatrice colombienne. Dès les années 1960, elle développe une œuvre de peinture, gravure et installation nourrie par les images de presse, la culture populaire et l’histoire politique colombienne. Parallèlement à sa pratique, elle a joué un rôle majeur dans la recherche, la médiation et les collections du Museo Nacional de Colombia.
par Beatriz González
Dans les années 1960 et 1970, Beatriz González explore l’histoire de la Colombie et ses formes visuelles vernaculaires. Ses œuvres croisent des formes populaires et commerciales, l’esthétique kitsch, des références à l’art dit savant et une attention aux réalités politiques, sociales et domestiques. Lullaby relève de ses œuvres où le mobilier devient support de peinture.
Bucaramanga · Colombie
« L’art dit des choses que l’histoire ne peut pas dire. »
Beatriz González Aranda (Bucaramanga, 1932 – Bogotá, 2026) est une artiste, historienne de l’art, critique et curatrice colombienne. Dès les années 1960, elle développe une œuvre de peinture, gravure et installation nourrie par les images de presse, la culture populaire et l’histoire politique colombienne. Parallèlement à sa pratique, elle a joué un rôle majeur dans la recherche, la médiation et les collections du Museo Nacional de Colombia.
L’acquisition concerne exclusivement l’œuvre originale.
Pièce unique réalisée par l’artiste.
Réalisée en 1970, Lullaby appartient aux œuvres sur mobilier produites par l’artiste durant les années 1970. González a peint une tôle de métal à l’émail, puis l’a montée dans un berceau trouvé à Bogotá, anciennement utilisé dans un hôpital public. L’œuvre est entrée au MoMA sous le numéro d’objet 289.2009.
Chaque œuvre conserve la mémoire de sa création, des intentions de l’artiste et des rencontres qui ont accompagné son parcours.
L’œuvre fait coexister l’intimité supposée d’une berceuse, l’imagerie populaire et un objet marqué par l’institution hospitalière. Cette association rend l’image maternelle ambiguë plutôt que simplement sentimentale.