Beatriz González

Colombie

Bucaramanga

L’art dit des choses que l’histoire ne peut pas dire.

Beatriz González

PARIS • FRANCE

Beatriz González Aranda (Bucaramanga, 1932 – Bogotá, 2026) est une artiste, historienne de l’art, critique et curatrice colombienne. Dès les années 1960, elle développe une œuvre de peinture, gravure et installation nourrie par les images de presse, la culture populaire et l’histoire politique colombienne. Parallèlement à sa pratique, elle a joué un rôle majeur dans la recherche, la médiation et les collections du Museo Nacional de Colombia.
LF153 · ARCHIVES

CARTE D’IDENTITÉ DE L’ARTISTE

ArtisteBeatriz González
VilleBucaramanga
PaysColombie
LF153 · PARCOURS

BIOGRAPHIE

Beatriz González Aranda naît le 16 novembre 1932 à Bucaramanga, en Colombie. Après un passage par des études d’architecture, elle se forme aux beaux-arts à l’Universidad de los Andes, notamment auprès de Juan Antonio Roda. Sa première exposition personnelle a lieu en 1964 au Museo de Arte Moderno de Bogotá.

Son œuvre s’élabore à partir de réappropriations d’images issues de l’histoire de l’art, de la presse, des affiches, des estampes, de la télévision et de la culture populaire colombienne. Elle emploie la peinture, la gravure et des supports non conventionnels — mobilier, métal, textiles et objets domestiques — pour interroger le goût, les représentations sociales, le pouvoir et les récits de violence en Colombie.

À partir des années 1980, elle mène aussi un travail soutenu d’historienne de l’art et de curatrice. Curatrice en chef des collections d’art et d’histoire du Museo Nacional de Colombia de 1989 à 2004, elle contribue durablement aux orientations de recherche, de médiation et de présentation des collections. Elle meurt à Bogotá le 9 janvier 2026.

LF153 · VISION

PHILOSOPHIE

La pratique de Beatriz González transforme des images déjà en circulation — presse, culture visuelle populaire, iconographie religieuse, histoire de l’art et télévision — afin d’en révéler les valeurs, les déformations et les effets politiques. Son travail associe une attention aux formes du goût populaire à une réflexion critique sur la violence, la mémoire et la manière dont une société se raconte par les images.