Morehshin Allahyari

Iran

Téhéran

There is something about being able to trace things in the past and then speculate [about] the missing stories.

Morehshin Allahyari

PARIS • FRANCE

Morehshin Allahyari est une artiste iranienne-kurde née à Téhéran en 1985, basée dans la Bay Area et professeure assistante en Digital Media Art à Stanford University. À travers la simulation 3D, la vidéo, la sculpture, l’installation et la fabrication numérique, elle reconfigure mythes, archives et patrimoines du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Sa pratique critique les rapports de pouvoir, l’extractivisme technologique et le colonialisme numérique, tout en ouvrant des contre-récits féministes et queer.
LF153 · ARCHIVES

CARTE D’IDENTITÉ DE L’ARTISTE

ArtisteMorehshin Allahyari
VilleTéhéran
PaysIran
Site officielSite officiel
LF153 · PARCOURS

BIOGRAPHIE

Morehshin Allahyari est une artiste iranienne-kurde née en 1985 à Téhéran, en Iran. Elle vit et travaille dans la Bay Area et est professeure assistante en Digital Media Art à Stanford University. Elle a obtenu un BA à l’Université de Téhéran en 2007, un MA à l’Université de Denver en 2009, puis un MFA en new media art à l’Université du North Texas en 2012.

Sa pratique mobilise la simulation 3D, la vidéo, le code, la sculpture, l’installation, la numérisation 3D et la fabrication numérique afin de reconfigurer les mythes, les histoires et les archives. Par le récit et des pratiques d’archivage, elle construit des contre-récits face aux effets persistants du colonialisme technologique occidental dans les contextes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Ses projets interrogent notamment la préservation du patrimoine, les collections muséales, la circulation des données, les normes de genre et les récits marginalisés. Dans Material Speculation: ISIS (2015–2016), elle a créé des répliques imprimées en 3D d’objets détruits par ISIS, intégrant à certaines œuvres des archives numériques. Sa série She Who Sees the Unknown recompose quant à elle des figures monstrueuses issues de cultures islamiques par des récits féministes et queer.

Son travail a été présenté notamment au New Museum, au Museum of Modern Art, au Centre Pompidou, à la Biennale d’architecture de Venise, au Whitney Museum of American Art et au Victoria and Albert Museum. Elle a reçu, entre autres, la United States Artist Fellowship en 2021 et le Creative Capital Award en 2025.

LF153 · VISION

PHILOSOPHIE

La pratique de Morehshin Allahyari considère la technologie non comme une fin, mais comme un outil conceptuel, poétique et politique. Elle examine comment les systèmes numériques, les archives et les institutions culturelles peuvent perpétuer des rapports d’extraction, d’effacement et de domination.

En réponse, elle emploie la spéculation, la réactivation des mythes, l’archivage et la fabrication numérique pour restituer de la complexité aux histoires et aux objets du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ses œuvres proposent des contre-récits féministes, queer et anticoloniaux, en demandant qui possède les données, les archives et le droit de raconter les histoires.

Page en cours d’enrichissement