Lee Bul

Corée du Sud

Yeongju

Lee Bul

PARIS • FRANCE

Lee Bul est une artiste sud-coréenne née en 1964 à Yeongju, qui vit et travaille à Séoul. Formée à la sculpture à l’université Hongik de Séoul, elle développe depuis la fin des années 1980 une pratique mêlant sculpture, installation, performance, dessin, peinture et vidéo. Son œuvre met en tension le corps, la technologie, le genre, l’architecture et les promesses autant que les échecs des imaginaires utopiques.
LF153 · ARCHIVES

CARTE D’IDENTITÉ DE L’ARTISTE

ArtisteLee Bul
VilleYeongju
PaysCorée du Sud
LF153 · PARCOURS

BIOGRAPHIE

Lee Bul est une artiste sud-coréenne née en 1964 à Yeongju. Elle obtient en 1987 un BFA de sculpture à l’université Hongik de Séoul et vit et travaille aujourd’hui à Séoul.

À la fin des années 1980, elle se fait d’abord connaître par des performances dans l’espace public et par des formes souples, corporelles ou monstrueuses. Sa pratique s’étend ensuite à la sculpture, l’installation, le dessin, la peinture et la vidéo. Les figures hybrides, notamment les cyborgs, lui permettent d’interroger les rapports entre corps et machine, les normes de genre, la beauté, l’altérité et l’objectification.

Depuis les années 2000, ses installations et sculptures architecturales prolongent cette recherche par une réflexion sur les utopies modernistes, leurs ambitions de perfection et leurs revers dystopiques. Son travail articule ainsi mémoire individuelle et collective, imaginaire technologique et formes de pouvoir inscrites dans les structures sociales et urbaines.

Son œuvre a fait l’objet d’expositions personnelles dans de grandes institutions internationales, notamment au Museum of Modern Art de New York, au Mori Art Museum de Tokyo, au MMCA de Corée, à la Hayward Gallery de Londres et au Martin-Gropius-Bau de Berlin.

LF153 · VISION

PHILOSOPHIE

La pratique de Lee Bul explore les tensions entre désir de progrès et inquiétude face à ses conséquences. À travers des corps fragmentés, des figures de cyborgs et des architectures spéculatives, elle examine les promesses de perfection, d’immortalité et d’émancipation associées à la technologie et à l’utopie, tout en révélant leurs dimensions ambiguës, fragiles ou oppressives.

Son travail ne tranche pas simplement entre utopie et dystopie : il maintient leurs contradictions actives, en reliant l’expérience du corps aux systèmes sociaux, architecturaux et historiques qui l’encadrent.

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