PARIS • FRANCE
Gerald Ogilvie-Laing, connu professionnellement sous le nom de Gerald Laing, est un artiste britannique né à Newcastle upon Tyne le 11 février 1936 et mort le 23 novembre 2011. Après une formation militaire, il entre à Saint Martin’s School of Art à Londres en 1960.
Au début des années 1960, Laing devient l’une des figures marquantes de la première vague du Pop Art britannique. Il élabore des peintures à partir de photographies de presse et de leur trame imprimée, transposant sur de grands formats des images de stars de cinéma, de mannequins, de pilotes, de voitures de course, d’astronautes et de parachutistes. Son travail est alors nourri par l’imaginaire médiatique et technologique de son temps, tout en reposant sur une construction géométrique très contrôlée.
Après avoir vécu à New York entre 1965 et 1969, il délaisse progressivement la peinture pour la sculpture abstraite en métal poli, laqué ou chromé. Installé en Écosse à partir de 1969, il développe des sculptures de plus grande échelle en dialogue avec le paysage des Highlands. Dès les années 1970, il revient vers la figure humaine, travaillant notamment le modelage et la fonte en bronze, tout en réalisant plusieurs commandes d’art public.
Dans les années 2000, Laing reprend la peinture. Ses œuvres tardives interrogent notamment les images médiatiques de la guerre d’Irak, d’Abou Ghraib et de célébrités contemporaines. Sa pratique couvre également l’estampe et la tapisserie, témoignant d’un parcours qui traverse Pop Art, abstraction, figuration et sculpture publique.
Dans un entretien de 1993, Gerald Laing explique avoir cherché très tôt à réduire le champ des possibilités afin de déterminer avec clarté ce qu’il voulait peindre et comment le peindre. Il décrit ses premières œuvres comme répondant à une aspiration de précision, de méthode et de lisibilité, liée à l’optimisme technologique du début des années 1960.
Pour Laing, malgré les transformations de son style, une continuité relie peinture Pop, sculpture abstraite et sculpture figurative : structure, géométrie et recherche de forme. Il considère que ses peintures initiales relèvent déjà du dessin d’après la vie et du portrait, et que ses sculptures figuratives poursuivent des objectifs comparables. Il défend enfin une conception humaniste de l’art, accordant à la figure humaine une place centrale dans sa capacité à communiquer au-delà du cercle spécialisé de l’art contemporain.