PARIS • FRANCE
Né Milton Ernest Rauschenberg le 22 octobre 1925 à Port Arthur, au Texas, Robert Rauschenberg est l’une des figures majeures de l’art américain d’après-guerre. Après son service dans la marine américaine, il étudie notamment au Kansas City Art Institute, à l’Académie Julian à Paris, puis au Black Mountain College, avant de s’installer à New York en 1949.
Dans les années 1950, il développe les Combines, œuvres hybrides où peinture, images imprimées et objets trouvés se rencontrent. Ces œuvres mettent en cause la séparation conventionnelle entre peinture et sculpture et instaurent un dialogue durable entre geste manuel, matériaux ordinaires et images reproduites.
Au fil d’une carrière d’environ soixante ans, Rauschenberg travaille également la photographie, l’estampe, le collage, la scénographie et la performance. Il collabore avec des danseurs, musiciens, ingénieurs et autres artistes, notamment dans le cadre d’Experiments in Art and Technology (E.A.T.). Refusant de se laisser réduire à un mouvement unique, il demeure une référence fondamentale pour les pratiques interdisciplinaires de l’après-guerre.
Robert Rauschenberg meurt le 12 mai 2008.
La pratique de Robert Rauschenberg repose sur une pensée de l’inclusion : l’œuvre peut accueillir simultanément peinture, objets trouvés, images médiatiques, corps, techniques d’impression et dispositifs scéniques. Sa formule selon laquelle la peinture concerne « l’art et la vie » éclaire son refus de séparer strictement l’espace esthétique du monde ordinaire.
Les Combines font de cette porosité un principe formel : le geste pictural y côtoie le ready-made, l’accident, l’assemblage et la reproduction mécanique. Son travail affirme aussi la valeur de la collaboration, notamment avec des interprètes, des musiciens et des ingénieurs, sans renoncer à son indépendance vis-à-vis des étiquettes artistiques.