PARIS • FRANCE
Née à Cincinnati, dans l’Ohio, en 1927, Lillian Feldman Schwartz développe très tôt une pratique du dessin et de la fabrication. Avant son entrée dans les technologies de l’image, elle expérimente la peinture, le dessin et la sculpture.
En 1968, sa sculpture cinétique et interactive Proxima Centauri est présentée dans l’exposition The Machine as Seen at the End of the Mechanical Age au Museum of Modern Art de New York. Cette étape conduit à son long travail aux Bell Laboratories, où elle collabore avec des scientifiques et ingénieurs, notamment dans le champ de l’animation et de l’image informatique.
À partir de la fin des années 1960, Schwartz élabore des films expérimentaux combinant images générées par ordinateur, interventions manuelles sur la pellicule, effets optiques, couleur et son. Son œuvre traverse également la vidéo, l’animation, l’image de synthèse, les installations et l’analyse informatique des œuvres d’art. Elle est aujourd’hui reconnue comme une pionnière majeure de l’art numérique et des images en mouvement.
Pour Lillian Schwartz, l’ordinateur n’est pas un substitut à l’artiste, mais un outil susceptible d’élargir la pensée et l’invention artistiques. Sa pratique associe le calcul, les images générées par machine, le travail direct de la couleur, le montage et les effets optiques. Elle conçoit ainsi la technologie comme une matière de création et d’analyse, en continuité avec les outils traditionnels plutôt qu’en rupture avec eux.