PARIS • FRANCE
Robert Indiana est le nom adopté par Robert Clark, né le 13 septembre 1928 à New Castle, dans l’Indiana. Adopté alors qu’il était nourrisson, il grandit dans cet État et déménage fréquemment durant son enfance. Après ses études à l’Arsenal Technical High School d’Indianapolis et trois années de service dans l’US Air Force, il étudie notamment à l’Art Institute of Chicago, à la Skowhegan School of Sculpture and Painting et à l’Edinburgh College of Art.
Installé à New York à partir de 1954, il rejoint en 1956 la communauté d’artistes de Coenties Slip, dans le Lower Manhattan. En 1958, il adopte le nom « Indiana », en référence à son État natal. Les matériaux trouvés dans les anciens entrepôts du quartier nourrissent d’abord ses assemblages et ses sculptures, avant que les pochoirs, les chiffres et les mots courts ne deviennent les éléments centraux de son vocabulaire plastique.
Figure importante de l’assemblage, de la peinture hard-edge et du Pop Art, Indiana se définit comme un « American painter of signs ». Il compose des œuvres aux couleurs franches où langage, nombres, mémoire personnelle et iconographie américaine se rencontrent. Son image LOVE, développée au milieu des années 1960 et déclinée en peintures, estampes et sculptures, est devenue l’un des motifs les plus reconnaissables de l’art américain d’après-guerre. À partir de 1975, il vit et travaille à Vinalhaven, dans le Maine, où il meurt le 19 mai 2018.
Robert Indiana fait du signe un sujet pictural à part entière. Son œuvre explore l’identité américaine, la mémoire personnelle et la puissance d’abstraction du langage à travers des mots brefs, des chiffres et des formes géométriques. Les termes tels que LOVE, HOPE, EAT ou les nombres ne fonctionnent pas seulement comme des messages : ils deviennent des structures visuelles, chargées d’émotion, de culture populaire et d’histoire individuelle.